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Chaîne d'approvisionnement
du bois

Maillon 1 : La planification forestière

Avant de poser des actions dans les forêts québécoises, les représentants du gouvernement, de l’industrie et des autres utilisateurs établissent des plans qui tiennent compte de l’ensemble des ressources du milieu forestier.

Pour ce faire, des techniciens et des technologues forestiers doivent d’abord effectuer différents inventaires en forêt pour recueillir une multitude d’informations sur les territoires forestiers à aménager.

Par la suite, l’ingénieur forestier doit choisir les stratégies sylvicoles appropriées, grâce à une analyse des données recueillies et en tenant compte des lois et règlements ainsi que des différents utilisateurs de la forêt.

Les plans d’aménagement sont ensuite présentés et soumis à la consultation des divers intervenants des territoires concernés. Ces consultations ont pour objectif d’harmoniser et d’intégrer les besoins et les préoccupations de chacun avec ceux de l’industrie forestière, tout en assurant la pérennité de nos forêts.

Maillon 2 : La construction de chemins forestiers

Pour avoir accès au territoire forestier et rendre possible la réalisation du plan d'aménagement, les industriels forestiers doivent planifier et construire un réseau de chemins forestiers.

Les chemins comprennent de nombreux ponts et ponceaux. La construction et l’entretien de ces infrastructures sont guidés par de nombreux règlements visant la protection des cours d’eau et du milieu naturel et qui nécessitent l’expertise d’opérateurs chevronnés en voirie forestière.

Toutes ces infrastructures appartiennent à l’état après leur construction, permettant ainsi aux autres utilisateurs de la forêt d’en bénéficier.

Maillon 3 : La récolte du bois

La récolte du bois peut débuter lorsque le réseau de chemins forestiers est établi. La majorité des travaux de récolte sont effectués avec de la machinerie spécialisée qui minimise les déplacements en forêt, de manière à protéger le sol et les jeunes arbres. Les opérateurs de machines en récolte du bois possèdent les connaissances nécessaires pour effectuer les manœuvres de façon rapide et précise, et ce même de nuit!

Dans certains cas, l’abattage des arbres est encore effectué manuellement, c’est-à-dire au moyen d’une scie à chaîne. L’abatteur manuel peut aller par exemple dans des terrains où la machine ne peut se rendre.

Le martelage est une étape déterminante dans la réalisation de certains travaux de récolte, surtout ceux effectués en forêt feuillue. Lors de cette étape, le marteleur identifie les meilleurs arbres à récolter, contribuant ainsi à l’utilisation rationnelle de la forêt et à son amélioration.

Après l’abattage vient le débardage, qui consiste à transporter les tiges coupées jusqu’à l’aire d’empilement, au bord du chemin forestier. C’est à ce moment que le mesureur de bois intervient. Celui-ci doit agir avec rigueur lorsqu’il mesure les empilements de bois puisque ses résultats permettent de connaître exactement les volumes de bois récoltés. Ainsi, le gouvernement s’assure que la capacité de production des forêts est respectée, une condition essentielle à une saine gestion forestière. Le bois est alors prêt à être chargé et transporté par camion jusqu’à l’usine.

Sur le site de récolte, le travail n’est toutefois pas terminé : les techniciens et les technologues forestiers de même que les ingénieurs forestiers devront revenir pour évaluer la présence et la qualité de la régénération grâce à des inventaires. En plus de renouveler la forêt, une bonne régénération favorise une saine diversité biologique.

Maillon 4 : Les travaux sylvicoles

Les inventaires effectués après la récolte du bois permettent de prescrire les travaux sylvicoles nécessaires à la bonne régénération de la forêt qui a été coupée. Par exemple, sur une partie du territoire récolté, on pourra faire du reboisement si la régénération naturelle est insuffisante pour assurer la poursuite du cycle naturel. Toutefois, lorsque la régénération naturelle est suffisante (ce qui est le cas d’environ 80 % des superficies récoltées au Québec), aucune plantation supplémentaire n’est requise.

De 5 à 15 ans après la coupe, on réalisera souvent des travaux d’entretien de la régénération (naturelle ou de plantation). Des ouvriers sylvicoles procéderont alors à des travaux d’éclaircie à l’aide d’une débroussailleuse. Lors de ces travaux, on réduit la densité de la jeune forêt, de manière à favoriser l’accès à la lumière et aux nutriments du sol, et par le fait même la croissance des arbres conservés.

D’autres travaux d’entretien des forêts qui favorisent la croissance ou encore la qualité des tiges existent. Mentionnons l’élagage, qui consiste à couper les branches sur la partie inférieure du tronc pour permettre d’avoir plus tard un bois sans nœud et d’augmenter ainsi sa valeur dans l’industrie du sciage.

Enfin, les techniciens et les technologues forestiers de même que les ingénieurs forestiers effectueront une fois de plus un suivi pour vérifier que les jeunes forêts poursuivent leur croissance selon les prévisions établies.

Maillon 5 : La transformation du bois

Finalement, le bois qui est récolté dans les forêts québécoises peut se rendre vers diverses destinations :

  • sciage de billes résineuses : surtout utilisé pour la fabrication de bois de charpente
  • sciage de billes feuillues : utilisé dans une optique d’apparence (meuble, planchers, etc.)
  • déroulage des billes : sert la plupart du temps pour le placage de panneaux, d’armoires et de planchers flottants

C’est ce qu’on appelle la 1re transformation du bois.

Par la suite, le bois peut également subir une 2e et une 3e transformation pour en faire des produits finis ou semi-finis. En voici des exemples :

  • revêtement extérieur
  • paillis de cèdre
  • placage de panneaux
  • palettes de bois
  • éléments de charpentes

L’utilisation du bois présente de nombreux avantages. D’abord, le bois se démarque du point de vue environnemental puisqu’en plus de provenir d’une ressource renouvelable et abondante du Québec, son utilisation en construction contribue à la lutte contre les changements climatiques en réduisant les gaz à effet de serre, notamment le CO2, par le piégeage du carbone. De plus, le procédé de fabrication du bois de construction requiert moins d’énergie et est beaucoup moins polluant que d’autres matériaux ayant davantage d’impacts sur l’environnement.